Aller sonder l’âme de la Grande Île

Partir à Madagascar et se plonger dans toutes ses facettes

La Grande Île tient sa célébrité de sa biodiversité époustouflante. Le paysage change à chaque détour. Du nord au sud, elle offre un panorama naturel et urbain captivant. Mais sa beauté réside aussi dans la personnalité métissée et accueillante des habitants. Ses traditions, sa nourriture et même les noms de ses enfants retracent la richesse de son patrimoine culturel.

 

Découvrir l’âme de Madagascar à travers ses coutumes et traditions ancestrales

La famille, les enfants et les ancêtres représentent des valeurs sacrées pour les Malgaches. Même de nos jours, beaucoup voient d’un mauvais œil les couples qui se comportent comme mari et femme sans l’être.

Le « vodiondry » ou croupe de mouton constitue une tradition qui perdure. Actuellement, il est devenu l’équivalent des fiançailles. Mais avant, c’était vraiment le mariage. Le mari apportait la dot : la croupe de mouton, aux parents. Chaque famille a son porte-parole : le mpikabary. Les deux se défient à coups de proverbes et de tournures de phrase. Celui du jeune homme a intérêt à être doué pour pouvoir « remporter » la fille.

Autre tradition immuable : le « famadihana ». Son appellation diffère selon la région. Il s’agit de venir changer le linceul des défunts. C’est l’occasion d’une grande fête. De même pour le « hasoavana » ou la circoncision.

 

Faire un circuit gastronomique pour goûter réellement au résultat des métissages

La cuisine malgache s’inspire autant de son voisin africain que de ses origines indonésiennes. Chaque région de l’île possède ses spécialités.

Le riz constitue la denrée alimentaire de base. Il se décline avec des mets appelés « laoka ». Les Malgaches en consomment à tous les repas.

Le mets le plus connu est le « ravitoto ». Les feuilles de manioc sont pilées puis assorties avec de la viande de porc ou de bœuf. Les habitants des côtes rajoutent du lait de coco.

Presque partout sur l’île rouge, les soirées se rythment sous l’odeur des brochettes et des bananes grillées. Les goûters se composent de koba, de mokary. Les petits déjeuners comportent du mofogasy, du ramanonaka ou de vary amin’anana. Vary pour riz, les autres étant des préparations à base de farine de riz.

 

S’émerveiller des particularités d’habitudes et des contradictions du peuple malgache

Le Malgache de base est un être superstitieux. Certes, la religion chrétienne et musulmane se veut omniprésente. Bien peu ose s’affirmer animiste. Cependant, beaucoup préfèrent les traitements traditionnels et les guérisseurs aux docteurs agréés. Or, à cause de la religion chrétienne fortement ancrée, un grand nombre de Malgaches craignent la liberté de mœurs.

Les communautés LGBT font l’objet de discriminations. Alors même que le mot fétiche de la société est le « fihavanana ». Ce concept ne possède pas de traduction en français. En gros, il rassemble la notion de solidarité, de fraternité et de compréhension.

En fait, quand on va à Madagascar comme lorsqu’on décide de partir en Afrique l’important est de garder l’esprit ouvert. L’Occident a réussi à implanter sa patte sans parvenir à annihiler les vestiges du passé. Lors des visites, les touristes doivent se renseigner sur les tabous existants.

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